Accompagnée par
Lucie Garneau
Villes visitées
Sydney, Alice Spring, Ayers Rock, Melbourne, Vallée de Yarra, Great Ocean Road, Parc national des monts Grampians, Adélaïde, Blue Mountains

Bon matin les lève-tôt!


Ce matin, les voyageurs avaient rendez-vous à … 5h15, oui oui, vous avez bien lu, 5h15. Les petites grignotines rapportées du souper de la veille ont fait office de petit déjeuner matinal et les yeux à moitié ouverts pour certains, on a filé vers le “tender” qui nous menait à notre autocar pour ensuite se rendre vers un immense catamaran pour …. se rendre à notre destination finale. Tous les voyageurs sont fébriles car c’est un grand jour pour nous. Nous partions à la découverte de la Grande Barrière de Corail oui oui, celle-là même, l’une des Sept merveilles du monde moderne.


Nous avions fait nos recherches et étions passionnée d’apprendre une foule d’informations pertinentes sur cet endroit exceptionnel. D’abord, il nous fallait savoir que les récifs de la Grande Barrière de Corail, constituent le plus grand récif corallien du monde. L'ensemble, qui s'étire sur plus de 2 600 kilomètres couvre une superficie de 344 400 km2 contenant des milliers d'îles, d'îlots et d'atolls. Un grand terrain de jeu naturel n’est-ce pas?


Situé en mer de Corail, toujours au large du Queensland, il est composé de 2 900 récifs et 900 îles. Le plus impressionnant demeure le fait que la Grande Barrière de Corail est identifiable de l'espace, ce qui en fait la plus grande structure créée par des organismes vivants au monde. Ces milliards d'organismes minuscules reconnus comme des polypes de coraux, ces petites créatures ressemblant à une anémone de mer, constituent la base des colonies de coraux qui construisent un squelette commun. Composé de calcaire, ils forment les récifs coralliens considérés comme le plus grand animal vivant du monde. Les coraux se nourrissent de plancton et vivent en symbiose avec des microalgues xanthelles, une algue unicellulaire, pouvant vivre en symbiose avec le corail, mais aussi avec les bénitiers, ainsi qu'avec de nombreuses espèces de méduses, et chez d'autres organismes marins qui leur fournissent nutriments et ces magnifiques couleurs. Pas étonnant que cette large diversité de vie marine soit également inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981 et que le Queensland National Trust lui confère le titre ‘’d’icônes du Queensland’’.


Heureusement, une large partie du récif jouit de la protection du parc marin de la Grande Barrière, aidant ainsi à limiter l'impact de l'activité humaine tels que la pêche et …le tourisme. Mais il y a également des pressions environnementales naturelles comme le ruissellement, le changement climatique qui produisent le blanchissement des coraux et prolifération massive et temporaire de l'étoile de mer « couronne d'épines », qui dévore les coraux et dévaste les récifs. Malheureusement, des études attestent qu’entre 1985 et 2012, le récif avait déjà perdu plus de la moitié de sa surface corallifère. De plus, quatre grands épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) ont eu lieu, alors que la température moyenne globale n'a augmenté́ « que » de 1° C. Ces données laissent croire que si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n'était, les doutes sont de plus en plus présents quant à la survie de la Barrière.


Ces coraux tant attendus ne sont pas nécessairement à portée de main puisque notre beau catamaran, Évolution, doit naviguer pendant 90 minutes pour se rendre sur les lieux. Parfois, les vagues montrent leur puissance voire ça “ ça cogne” fort sur la coque et on monte, on descend puis on monte encore et on redecend, tout est sécuritaire mais pour une petite dame enceinte à bord, la balade nautique devient moins agréable.


Après les longues consignes de sécurité et l’apprentissage des équipements de plongée en apnée, le capitaine s’arrête sur ce qui lui semble le lieu idéal pour la plongée en apnée: avec tuba, masque et palmes. Pour ce premier arrêt, l’équipe de valeureux plongeurs se composent de Brigitte, qui sauve l’honneur des femmes, de Yvon, Denis, André, Jean, Jocelyn. Josée se joindra au deuxième arrêt en après-midi. La période qui précède la mise à l’eau est un peu plus ardue soit; enfiler la combinaison ultra moulante qui protégera nos plongeurs des méduses dont les morsures peuvent être mortelles. Tout le monde s’y met pour aider nos collègues à l’enfilade de ce vêtement…mouillé. On peut vous comfirmer qu’aucun de nos voyageurs ne pourraient postuler pour un emploi de mannequin car ces derniers ne profitent que de quelques secondes entre les parades de chacun des vêtements. Pour tous, ce fut laborieux, les photos vous en donnent une bonne idée. Mais une fois cette étape passée, ils sont tous prêts.


Ce safari snorkeling était surveillé par des biologistes marins. Pendant ce temps, le reste du groupe profitait des très très chauds rayons du soleil…et des petits muffins et café. La crème solaire était à l’honneur et les endroits ombragés du catamaran aussi. On regardait les collègues chercher les coraux…sans pouvoir les reconnaître vraiment car ils se ressemblaient tous avec leur combinaison identiques l’une à l’autre. On nous a rapporté que les couleurs des coraux à cet endroit présentaient des teintes de beige et de gris. Quelques poissons s’aventuraient à regarder ces étranges nouveaux compagnons “humains” à leur côté. Cette première plongée a amplement donné le temps aux nageurs d’examiner les lieux avec attention pendant près de deux heures.


Puis, Évolution a poursuivi sa route sur la mer pour se rendre à la plate-forme pour les départs en hélicoptère mais comme le vent persistait, par sécurité, après examen des conditions météorologiques sur place, ces visites furent annulées de même que la sortie en submersible. Un dîner composé de délicieuses salades, poisson, crevette et steak nous était servi.


Le catamaran s’est par la suite rendu à un second site de plongée. D’après nos espions marins, ce site offrait plus d’opportunités pour voir de plus jolis coraux et poissons pendant une autre heure et demi. On ne comprend vraiment pas pourquoi, nos plongeurs s’endormaient par la suite, des petites nature …hihi! Nos voyageurs ont adoré cette expérience unique. Plongée ou pas, tous ont profité d’un petit mousseux ou vin lors de notre retour d’une autre heure et demi pour se rendre au port de Cairns pour ensuite reprendre la route pour sauté dans le tender…avec un peu de retard il va sans dire dû à l’intense circulation de la ville mais, on nous avait attendu ouf! Merci capitaine!

Une vraie journée de pur bonheur inoubliable. On nous a révélé que 350 espèces de coraux de tailles, de formes et de couleurs différentes couvrent la Grande barrière, dans une eau d'un bleu lumineux, et plus de 1 500 espèces de poissons et de crustacés s’y sont également établis. Quelle chance on a eu de profiter de ces lieux uniques.


De moments incroyables et précieux, sans artifice.


Bonne nuit...couleur corail!


Lucie


Photos Lucie et Josée