Bonjour australien d’un jour! G’Day!
Aujourd’hui, journée bien spéciale car en après-midi, nous avons débuté notre croisière sur le Celebrity Edge, mais avant, on a eu tout un avant-midi pour nous imprimer de la ville de Sydney. Si cette dernière nous en mets plein la vue comme notre tour en bateau hier soir, on risque de ne plus vouloir partir de Sydney.
Sydney, la capitale de l’Australie? Non, c’est plutôt Canberra située à l'intérieur des terres. Par contre, Sydney c’est la ville la plus la peuplée d’Australie dont l’air urbaine comprend une population de 5 000 000 habitants, le plus important centre financier d’Australie et une destination touristique internationale reconnue pour ses superbes plages dont Bondie Beach, visitée à notre arrivée en début de voyage.
Notre guide mentionne chacun des quartiers que nous traversons et nous initie aux beautés de chacun, entre autres le coloré quartier chinois de la ville. Il ne faut pas oublier que les asiatiques sont nombreux ici, résultat de l’immigration de leurs ancêtres qui donnèrent un fier coup de pouce pour la réalisation des voies de chemin de fer après que les bagnards eurent eux sussi participé à ces constructions. On a entrevue le Market City réputé comme le meilleur endroit pour acheter fruits et légumes.
Un peu comme Montréal ou ailleurs, la plupart des anciens quartiers populaires et pauvres sont devenus les quartiers tendance à des coûts astronomiques. On a également traversé le quartier Darling Harbour reconstruit pour le bicentenaire en 1988. Plus loin, une cathédrale aux formes imposantes, celle de St-Andrew érigée en 1850. Entrevu aussi, le Hyde Park, un jumeau de celui de Londres. En circulant dans ces quartiers, on apprend qu’ici les loyers se paient à la semaine, les proprio ne prennent pas de chance hihi!
En passant près d’un autre monument commémoratif aux soldats de la Première Guerre Mondiale, on apprend que c’est 110 000 soldats de cette région-ci uniquement qui sont tombés au combat. Sydney semble ouvert à la diversité comme notre province, des banderoles arc-en-ciel de la communauté LGBTQ flottent partout dans la ville et Willya mentionne qu’ils ont également une grande parade la : Gay Pride. En tant que québécois on se sent près des australiens pour cette ouverture d’esprit. Plus de 3500 maisons anciennes ont été joliment retapées par les membres de cette communauté en conservant le charme particulier de ces habitations; les galeries pourvues d'un magnifique treillage aux motifs tous différents les uns des autres.
On ne pouvait pas manquer la tour restaurant qui domine la ville, construit en 1982. Un fait intéressant à noter, les deux drapeaux, australien et aborigène, sont également présents sur les édifices gouvernementaux officiels. Ici la prostitution est légale, évitant ainsi certains problèmes car les femmes sont protégées par des organismes.
On fait premier arrêt qu'on appelle le ‘’Mrs Maccquarie's Point’’ du nom d’une dame. On dit que cette dernière aimait y faire des balades, on la comprend, en plus d’être paisible, c’est la plus belle vue de Sydney. Imaginez si elle revenait et qu'elle y voyait maintenant l'Opéra et le pont juste en face? Willya mentionne que les premiers occupants aborigènes s'étaient établis dans ce quartier aujourd'hui appelé des Rocks. L’explorateur, Monsieur James Cook, y serait arrivé lui dans les années 1770. On a beaucoup aimé l’immense écran rocheux aux diverses couleurs et formes où, jeunes et moins jeunes aiment s’y reposer.
Plutôt que de reprendre l’autocar, notre guide opte pour marcher le long de l’eau et du Jardin Botanique pour se rendre à l’Opéra, quelle bonne idée. Tout en marchant, grâce au système d’audio guide, elle poursuit ses informations pertinentes sur les lieux.
Situé sur le bord de l'eau, les arbres (4800 espèces) procurent heureusement un peu de fraîcheur. L'immensité de leur taille est impressionnante. Comme ils croissent rapidement à cause de la température clémente, ces arbres de 150 ans, en auraient chez-nous 500 à 600 si on comparait leur taille. Il y a le "tea paper oil", l'eucalyptus, les ficus, les bambous, dont on dirait des percussions chaque fois qu'ils se croisent. Il y a eu les oiseaux aussi qui profitent du jardin, les ibis, les kookadurra (l'oiseau qui rigole), les magpies, les cacatoès tout blanc. Justement, en s’arrêtant à la fin de la balade au plus vieil arbre un ficus celui-là. Attention ! Respect pour ce plus que centenaire! Je crois qu’on l’a pris en photos sous toutes ces coutures. Un noble champion.
Et nous voilà rendu à l’Opéra près du Harbour Bridge vus hier lors de notre balade sur le magnifique Clearview Glassboat. Elle est située dans le quartier Bennelong Point. Ce célèbre bâtiment du XXe siècle (1973) et haut lieu de représentation des arts notamment lyriques, figure au centre-ville comme un coquillage géant pour les uns, et un voilier pour les autres. Sa fantaisiste architecture a été imaginée par le Danois Jørn Utzon. Un coquillage élégant au pays des colosses! Le décor qui en résulte est devenu un symbole et attraction touristique majeure de l'Australie et de Sydney particulièrement. Venir à Sydney sans voir l'opéra? Impossible. Certains touristes choisissent Sydney comme destination spécialement pour l'opéra.
Oui, on y arrive à cette visite de ce bâtiment à l'architecture si particulière, l'opéra de Sydney. Le guide de l’Opéra, nous en a mis plein la vue et les oreilles pendant une heure avec ses informations détaillées. Un vrai passionné. Il raconte qu’un danois nommé précédemment, a d'abord entrepris les travaux en...1953, non mais il était d'avant-garde cet architecte. Des mésententes ont réduit son travail et les plans furent complétés par trois architectes australiens. La construction avait des similitudes avec la construction d'une église et ses voûtes. Du béton de l'ordre de 25 tonnes ont été nécessaire. Des bandes de métal ont été insérées et ont fait en sorte qu'aucune colonne ne fut nécessaire pour soutenir l'infrastructure. Cet opéra possède une particularité avec votre four. Laquelle? Ses tuiles sont autonettoyantes. Elles sont de couleur blanche comme pour imiter les voiles d'un bateau ou d'un coquillage. Ses murs sont faits de bois dur et mou, ce qui en fait une sonorité exceptionnelle. Au premier abord, on y trouve des similitudes avec la maison symphonique de Montréal. Elle est classée parmi les 16 meilleures salles de concert pour sa sonorité. Ce n'est qu'en 1973 que la reine Élisabeth II a procédé à son inauguration. Pavarotti y est allé pour quelques notes mais n'a jamais voulu traverser la moquette violette par pure superstition. Ah bon, il n'y a pas juste Céline qui est superstitieuse alors? À pleine capacité, la salle peut accueillir 2500 spectateurs et 900 chanteurs pour la chorale. 10 000 tuyaux ont été nécessaire pour construire l'orgue et ce, sur une période de 10 ans, 25 km de tuyaux ont servi à diriger le système de la climatisation. Lors de notre visite, le trio rock ontarien, Tea party, se pratiquait pour leur spectacle dans la salle voisine.
À la fin de la visite, Willya décide de se diriger à pied, vers notre navire de croisière amarré au port juste en face de l’Opéra. Un spectacle inusité ce navire qui a comme voisin le plus célèbre bâtiment de Sydney. Ce sera plus rapide que de reprendre l’autocar…n’ayez crainte, elle viendra tout de même y déposer nos précieuses valises.
Ouf! Qu’il est grand et beau ce navire. Comme nous en ferons le tour demain lors de notre journée en mer, nous vous décrirons en long et en large l’intérieur de ce magnifique navire.
Une fois à bord, nos voyageurs en ont profité pour prendre un bon dîner à l’Ocean Café où il y en a pour tous les goûts. Un immense buffet pour satisfaire les plus difficiles. Puis on en profite pour se reposer car un souper de groupe un peu spécial nous attend.
En effet, madame Drouin nous offre une expérience gastronomique du « petit Chef »: une fusion entre divertissement multimédia et, un événement gastronomique, un WOW quoi! Imaginez une bande dessinée dans votre assiette représentant les quatre services avec le petit chef qui nous présente ses ingrédients en les comparant aux œuvres des grands peintres puis les dépose dans votre assiette. Un service et des mets 5 fourchettes. Vous avez regardé les photos en premier, avant de lire le texte, avouez? Vous avez pensé à une erreur? Un mélange de photos de Walt Disney? Non, non, vous avez bien vu. Les photos démontrent bien notre expérience fusion entre la gastronomie et le multimédia n'est-ce pas? Un repas et soirée mémorable. La plupart des voyageurs pensait à leurs petits enfants qui auraient les yeux grands ouverts s'ils avaient été à leur côté.
Pour vous donner une idée technique de l'expérience que nous avons vécu, ce sont des artistes de renommée mondiale de qui ont atteint un véritable sommet dans leur forme d'art d'animation de table 3D personnalisée. Cette expérience culinaire a été magnifiquement chorégraphiée avec un menu élégant créé par un chef étoilé Michelin. Le Petit Chef représente un événement gastronomique des plus uniques au monde. Il faut le vivre pour le croire. La présentation donnait vie au plateau de table dans une fusion fantastique de divertissement et de restauration. On classe cette réalisation technique comme une innovation éloquente...et avec raison. Ah, merci madame Drouin, vous nous avez eu par les sens …et le ventre!
La plupart des visiteurs ont profité d’un dernier verre tous ensemble. C'est la panse bien remplie que nous vous disons bonne nuit!
À demain…mais pas trop tôt car c’est notre ‘’première journée de congé’’ et en plus, nous avons la chance de reculer nos montres d’une heure ce soir.
Ah Sydney quelle ville splendide!
Lucie
Photos Lucie et Josée
Notes
Je vous ai déjà parlé plus haut du Capitaine Cook. Savez-vous qu’il fut un des seuls capitaines dont l’équipage n’a pas eu le scorbut? Il avait, dit-on, un immense succès en matière de maîtrise sanitaire grâce aux grandes quantités de citrons et de choucroute embarqués à bord de ses navires. Aucun homme ne périt du scorbut. Bravo capitaine!
Qui était le mari de madame Macquarie cité plus haut? Ce grand homme a voulu redorer le statut de ces prisonniers et faire de l'Australie, une nation fière et libre. Ces mêmes prisonniers ont édifié un hôpital et des casernes (Hyde Parks Barraks) qui offrit de meilleures conditions d'hygiène à leurs prédécesseurs malades. Macquarie poursuivi ses réalisations avec une école et.... établi une monnaie propre à l'Australie. C'est à monsieur Francis Greenway, architecte au Royaume Uni, qui a fait faillite, et en 1812 plaida coupable, "sur les conseils de ses amis", de faux en écriture et est condamné à mort, sentence ensuite commuée en 14 ans de déportation... en Australie, que nous devons ces magnifiques bâtiments. Quel homme visionnaire et humaniste ce monsieur Macquarie, merci d'avoir fait confiance et honorer ces prisonniers!







































































































































































