Accompagnée par
Lucie Garneau
Villes visitées
Sydney, Alice Spring, Ayers Rock, Melbourne, Vallée de Yarra, Great Ocean Road, Parc national des monts Grampians, Adélaïde, Blue Mountains


Bon matin gardiens de nos maisons, de nos chiens, de nos chats et surtout…de tous ceux qu’on a laissé derrière nous pour quelques temps,


Bien sûr que notre journée débutera par un bon petit déjeuner avec ses viennoiseries, ses œufs de toutes sortes, ses pains aux mille et une saveurs et, ses granolas santé. Non, décidément l’Australie et les régimes, ça ne va pas ensemble.


Une fois bien repus, on débute un petit tour de ville. Si tout a bien été côté circulation hier à notre arrivée de l’aéroport, il en était tout autre ce matin à l’heure des travailleurs. D’ailleurs André et notre conductrice ne sont pas friands de conduire à Melbourne avec les tramways qui rendent la conduite périlleuse. En ville, les rues princilales se nomment Collins où l’on y retrouve les plus grandes marques tel Cartier, Dior et …Céline etc. La rue Élisabeth compte également bon nombre de magasins. Ce qui est remarquable dans cette ville ce sont les édifices à bureaux aux formes toutes plus extravagantes les une que les autres. Des édifices penchés à gauche, d’autres à droite, en pierres, tous en verre, des formes arrondies d’autres bien droites, en fait, cette ville moderne reflète l’art contemporain de partout. Avec ses sculptures, elle me fait penser à Chicago. La riviere Yarra traverse la ville ce qui lui confère un charme estival. Les vélos sortent de partout et attention à vous car il ne faut pas oublier que la conduite est à droite à l’inverse de nous et que ces ces jeunes travailleurs sont des athlètes de la pédale. Nos confrères australiens aux têtes grises pouvaient se compter sur le bout des doigts et André mentionne que cette classe de la polulation choisit plutôt de demeurer en banlieue, d’ailleurs la plupart des gens habitent en banlieue car la ville est bien pourvue en services de transports publics.


Notre premier arrêt nous permet d’apprécier l’architecture de la cathédrale Saint-Patrick, la plus grande de Melbourne, montée avec des pierres sombres communément appellées des pierres bleues, entourée de nombreuses statues à l’extérieur, dont une de St-François d’Assise. Nous n’avons pu visiter son intérieur car on y célébrait un service funèbre. À quelques pas de là, le Jardin Fitzroy, nommé en l’honneur du gouverneur de Sydney, reflète l’architecture paysager des jardins british. Les arbres maturent positionnés en solitaire ici et là y croissent depuis des centaines d’années ce qui leur donne une allure noble et sage. À l’intérieur de ce jardin botanique, on retrouve la maison de James Cook, en fait, on a un peu triché cette histoire car cet explorateur du Pacifique ne l’a jamais habitée mais ce sont plutôt ses parents qui y avaient élu domicile. On a déplacé cette maison pierre par pierres de son lieu d’origine. Une jolie petite maison de briques rouilles tout à fait coquette. Une balade individuelle nous a permis de prendre contact avec la nature du jardin. Nous sommes passés devant la trésorerie du gouvernement de la région de Victoria, un grand édifice bâti sur la longueur. On raconte que dans ses caves s’y trouvait une prison…sans prisonnier … mais servait plutôt de cachette pour des lingots d’or.


Nous nous sommes également rendus visiter un autre monument aux morts, un immense édifice tout blanc, dans lequel se trouve des plaques commémoratives aux soldats principalement morts au combat lors de la 1ère et 2e guerre mondiale. Le plus remarquable fut la vue spectaculaire de la ville de Melbourne sur son toit.


Sur la route, en sortant du centre-ville, on a croisé un ensemble de petites maisons, ressemblant à ce qu’on retrouve à Montréal et que l’on nomme “shoebox”. Ici, elles sont également petites, la plupart avec des balcons espagnols munis de gardes en fer forgé.

Puis, nous sommes entrés dans La Vallée de Yarra, taillée sur mesure pour les épicuriens que nous sommes. La recette de sa popularité? Une grande variété de …grands crus, parmi les meilleurs d’Australie et certains récompensés à travers le monde entier, sa cuisine raffinée grâce à la fraîcheur de ses produits du terroir. Un art de vivre qu’ils ont ‘’cultivé’’ depuis près de deux siècles. Outre les vins; bières et cidres se taillent aussi une place importante depuis une décennie. Les artisans du terroir gagnent aussi en renommée avec leur fromage fait main, leur pâte, conserve traditionnelle, les produits de leur pêche : saumon d’eau douce, truite et caviar. La richesse de leurs terres permet de développer le volet bio de leur agriculture : fruits et légumes.


On n’a plus aucun doute, en entrant dans la vallée de Yarra, dans l’État de Victoria, cette région règne en maître avec ses racines viticoles et tout cela à une heure de Melbourne. Nous avons plus de 80 vignobles à nos pieds dont 160 ici même. Dès 1838, le vignoble Yering Station plantèrent les toutes premières vignes de cette région. Dans cette vallée, on s’amuse à bonifier chardonnays, pinots noirs et vins pétillants. Ce ne sont pas vos sépages favoris? Vous pouvez découvrir également : syrahs, merlots, sauvignons, cabernets et pinots gris pour les menus de dégustations. Il paraît que le climat plus frais de la vallée se prête particulièrement bien à la production de Chardonnay pétillant, l’aromatique Cabernet Sauvignon, le Shiraz et le Pinot Noir. On va même jusqu’à proposer des cépages italiens tels le sangiovese, utilisés dans la fabrication du chianti. On est en Océanie ou en Méditerranée? hihi! Nous suivons la route de Yarra vallée, du nom de la rivière. Sur le parcours, se retrouvent également de nombreuses fermes où l’on cultive entre autres, des cultures de choux et autres légumes. Yarra Valley compte également la présence de ses vins parmi les meilleurs du pays, même Moët et Chandon y ont pignons sur rue. Ici, la maison de production australienne de cette société française se consacre à la production de vin mousseux privilégiant la méthode traditionnelle et de qualité supérieure des vins dit ‘’tranquilles de climat froid’’.


On compare souvent Yarra Valley à la Bourgogne en France. On y retrouve aussi un immense vignoble, le Rochford Wine…là même où nous ferons une dégustation. Le pavillon d’accueil se veut de style contemporain avec salle de dégustation spécifique pour les groupes. Un total de quatre vins ont servi nos palets. Le premier service est consacré au Pinot gris qu’on utilise pour faire les vins dit oranges. Le deuxième sur la liste de notre dégustation est un Chardonnay. Puis, un troisième service nous a permis de goûter à un rouge de la famille des Pinot noir. Enfin un quatrième vin également un Chardonnay mais plus prestigieux celui-ci, si on se fie à son prix, appelé Isabella du nom de la plus jeune fille du propriétaire du vignoble, une athlète de ski de fond attendue aux Jeux Olympiques de Cortina d’Ampezzo. Lequel est le meilleur? Sur un total de 16 voyageurs, on a pratiquement eu 16 réponses différentes et comme nous disait le sommelier qui a procédé à notre dégustation, le meilleur vin est celui que vous aimez personnellement peu importe son prix qu’il soit abordable ou hautement hors de prix. L’exercice fut intéressant et bien présenté avec une note d’humour. En traversant dans la salle à manger juste à côté, on nous a servi un excellent repas, accompagné ici aussi d’un vin du vignoble. Là, nos voyageurs avaient la parole facile et les rires fusaient, on se demande bien pourquoi!


Puis, en quittant le vignoble, nous nous sommes rendus à un second, celui-ci appelé Dominique Portet Winery. Nous aurons le laborieux travail de procéder à une dégustation totalisant cinq vins. Chardonnay rosé, Chardonnay blanc, Rosé Fontaine, Pinot noir et Cabernet sauvignon se succèderont. Ici aussi, pas moyen d’avoir l’unanimité pour élire le meilleur vin. Peu importe, c’est le plaisir de l’exercice qui compte et laissez moi vous dire qu’en groupe, on multiplie les plaisirs et on en apprend un peu plus sur chacun de nos voyageurs.


Puis notre conductrice nous a par la suite porté à un endroit où l’on retrouve une structure ferroviaire en bois emblématique soutenue par une série de supports verticaux (chevalets). Il nous est apparu là dans le paysage, où les autos passent tout bonnement dessous lors de leur trajet quotidien. On le surnomme le pont Trestle, similaire au Tracel (version française) de Cap-Rouge, le viaduc ferroviaire en acier. C’est le train appelé le Puffing Billy qui effectue le trajet traversant ce pont dans les magnifiques Dandenong Range. Nous, à voir ces immenses anciens pilliers de bois, on n’est plus certain que l’expérience nous aurait tenté, mais les hommes du groupe ont longuement discuté justement sur cette structure pittoresque. C’est le plus long viaduc de bois qui subsiste encore dans la région de Victoria soit, 21 mètres de haut, 102 mètres de long. Une pièce de bois unique, une oeuvre d’art, à conserver dans le paysage!


Le territoire où se situe le viaduc est tout simplement magnifique grâce à la présence de ses arbres géants de chaque côté de cette route empreint de courbes. Nous sommes en fait dans la forêt de Sherbrooke (Hey oui, comme la ville des Cantons-de-l’Est). Cette dernière se caractérise par ses plantes aux feuilles dures et coriaces (sclérophylle humide) qui s’adaptent bien à la sécheresse des lieux. On a vu ses majestueux eucalyptus; on dit d’ailleurs que le plus grand eucalyptus du monde, l'eucalyptus royal Eucalyptus regnans, se trouverait dans cette forêt. Ces nombreuses caractéristiques forestières lui donnent un air ensorceleur. Il paraît que cette forêt abriterait une faune indigène, comme des wallabies (Ah c’est de là que nous vient le nom de nos souliers à semelle plate) et l’oiseau-lyre, vous savez celui qui déploie sa très longue queue pour plaire à ces dames oiseaux?


Au retour, la vie est belle dans l’autocar et tous les voyageurs sont …joyeux! Notre Richard national se fait une fois de plus conteur pour l’occasion, pour notre plus grande joie, Certains voyageurs se sont, par mégarde bien sûr, endormis !!! On se demamde bien pourquoi.


Décidément, ce trajet nous a offert des paysages variés et pittoresques.


Le repas du soir fut gargantuesque. On a goûté pour une seconde fois aux énormes et succulents steaks, entre autres, de la maison The Meat and Wines, comme lors de notre premier repas en Australie. Ce restaurant étant situé à dix minutes de marche de notre hôtel, nous avons tous opté pour un retour à pied, (tissé serré ce groupe non ?), question de découvrir cette ville splendide sous les lumières de la nuit. En longeant la rivière Yarra, ce sont des dizaines et des dizaines de restaurants qui accueillent les visiteurs entre deux, trois et quatre ponts. On comprend les jeunes d’aimer cette ville, même à 22 heures, Melbourne est lumineuse et animée sans être trop bruyante, et …on y joue encore du pickleball à cette heure.


Que c’est difficile la vie de voyageurs!


Demain, on vous donne rendez-vous pour une balade en train, vous y serez?


Lucie


Photos Lucie et Josée