Ah, vous êtes déjà là?
Vous faites bien car nous avons eu une longue route aujourd’hui mais toujours accompagné de somptueux paysages et de notre sympathique guide André.
Nous avons effectué plus de 500 km. Le chauffeur s’est d’abord dirigé vers la Greenhole Road pour filer ensuite vers Adélaïde, la cinquième plus grande ville d’Australie avec son 1,2 millions d’habitants.
Le parcours fut une traversée de paysages variés, typiques des grandes étendues australiennes. Tout d’abord, on a quitté les reliefs escarpés et boisés des Grampians pour nous engager sur des routes bordées de plaines agricoles, avec à perte de vue : champs de céréales, pâturages et vastes exploitations ovines.
Comme nous au Québec, selon la saison, cette partie en direction de notre point d’arrivée de l’Australie méridionale, (en anglais appelé l’Australie du sud), on passe des tons dorés au vert tendre et vice et versa, nous offrant un tableau changeant au fil des kilomètres. À d’autres occasions, on avait l’impression de revivre un voyage dans les prairies canadiennes.
On a eu droit à une enfilade d’anciens villages ruraux, vestiges du temps des pionniers, qui nous témoignaient du passé agricole de la région. On y a remarqué quelques vignes isolées, pour nous donner un avant-goût des célèbres vignobles d’Australie-Méridionale. Peu à peu, le paysage s’est adoucit pour laisser place près de la destination finale, à des terrains valonnés et aux premières collines qui annonçaient l’approche d’Adélaïde.
Notre expérience de ‘’road trip australien’’ fut la plupart du temps, loin des autoroutes monotones, en partie en forêt pour sortir du parc des Grampians puis reprenant comme les jours précédents, les longues prairies typiques de ce pays.
Le nombre de petites villes et villages parcourus tout au cours de ces 500 km avait de quoi éveiller notre curiosité tant ils étaient exotiques et complètement différents de nos paysages québécois.
La majorité de la route parcourue est efficace, sans circulation avec de petites localités offrant des occasions de faire des pauses intéressantes ou tout simplement de découvrir un peu leur histoire locale.
Pour poursuivre l’histoire de son pays, André mentionne que l’Australie possède une bien petite armée, des porte-avionset sous-marins mais rien de grandiose.
La popularion se fait rare à l’extérieur mais aujourd’hui dimanche, nous avons tout de même rencontré quelques cyclistes à l’entraînement en passant près d’Hamilton. Cette ville est reconnue pour ses courses de chevaux avec le deuxième plus grand centre équestre de la région de Victoria, Melbourne possédant le premier avec son Merbourne Cup. Le territoire se veut principalement rural et notre guide nous rappelle que l’Australie possède le plus grand port de charbon au monde même s’il n’est pas fier de cette caractéristique peu enviable en matière de pollution.
Ici les oiseaux au plumage multicolore sont fréquents, du rouge au jaune intense allant au blanc immaculé comme celui des cacatoès, ravis les amateurs d’ornithologie en nous. Lors des conversations, on apprend que les australiens paient sensiblement les mêmes taux d’impôt que nous en fonction de leur salaire. Si leur système de santé est également similaire au nôtre, ils doivent également se tourner vers le privé pour des soins plus rapides et opter pour une assurance médicale complémentaire annuelle similaire à celle de nos voisins du sud.
L’enfilade des paysages certifie que les espaces pour les courses de chevaux prend une grande importance dans cette région propice à ce loisir avec ses terrains plats. Destinées aux chevaux et aux troupeaux de vaches, des réserves de foin emballées d’une pellicules de plastique sont déposées ici et là dans les champs, on dirait de grosses guimauves à la vanille ou à la menthe dépendamment si elles sont blanches ou vertes.
Une affiche nous indique que nous entrons dans toute petite ville du nom de Coleraine…comme une des nôtres au Québec, celle-ci se situant aux limites de Chaudière-Appalaches et des Cantons-de-l’Est.
La ville de Casterton elle, possède un champs d’intérêt qui lui est propre par le biais du Kelpie Center. À cet endroit on y trouve des élevages de chiens qui reçoivent des formations pour guider les troupeaux de moutons, habituellement réservées aux Border collie et aux Bergers australiens. Original non? On n’a jamais rien vu de tel …à Montréal ou…à Milan. Autre caractéristique, ici et là, des émeus sauvages prennent possession des champs. Les forêts elles, comme les territoires précédents, sont dominées par les immenses eucalyptus.
C’est juste avant d’arriver dans la ville de Mount Gambier, que nous avons traversé la frontière qui sépare la région de Victoria de l’Australie mérédionale où l’on retrouve un autre centre de course pour les chevaux. Cet état est le seul en Australie à ne pas avoir été colonisé par des colonies pénales soit, des prisonniers dont on avait parlé dans les récits prédents.
Notre chauffeur nous a choisi un endroit bien particulier pour notre première pause “pipitoresque”. Á Mount Gambiers, juxtaposant une scierie, on a découvert un trou immense bien particulier. Il s’agissait d’un ancien cratère maintenant appelé le Umpherston Sinkhole. En 1854, la ville aidée de ses citoyens ont décidé de remplir ce trou d’une bien drôle de façon. Ils en ont fait un jardin où l’on peut descendre dans le trou pour le visiter. Mais quel jardin! Ils y ont déposé des plantes vivaces et des lierres qui en se multipliant se sont agrippées aux parois rocheuses pour en faire un espace verdoyant et fleuri. Une vraie oeuvre d’art digne des plus grands plans d’architecture paysagère. On y a même repéré un immense nid d’abeilles. Allergique aux piqûres s’abstenir. D’anciennes photos d’époque montrait qu’il y avait de l’eau au fond du cratère et qu’on pouvait s’y balader en barque. Nous y avons passé un moment de détente bien agréable.
Puis, poursuivant notre route, nous arrivons à la formation d’un autre ancien cratère appelé Blue Lake, celui-ci d’un diamètre de 70 mètres ressemble effectivement à un lac aux eaux bleues et qui sert de réserve à la ville une eau potable de bonne qualité. L’endroit est prisée pour les adeptes de nature et …pour les amoureux si l’on se fie aux dizaines de cadenas qu’on retrouve suspendus à la rampe. On n’allait pas brisé l’habitude du baiser tradionnel qui accompagne ces cadenas, voyez la preuve sur nos photos. Dédidément cette Australie est pleine de contrastes: son désert rouge et son lac bleu!
Bien que nous n’ayons pas fait de grands exercices ce matin, nous avons tout de même un petit creux et pensons à casser la croûte pour le dîner. C’est au Café Union que nous nous arrêtons dans la ville de “Robe”. Pour nous francophones, l’appellation nous semble étrange mais croyez-moi, la ville porte bien son nom puisque juste à côté du café, nous y avons déniché trois, quatres boutiques qui vendaient…des robes!
Plus loin, un rapide arrêt photo nous présentait la réalisation d’un gigantesque homard qui, s’il avait été réel, aurait pu nourrir plusieurs voyageurs!
À Meningie pour un arrêt “technique” , la reproduction d’une autruche grandeur nature nous intrique car la région est plutôt connue pour ses émeus. C’est alors qu’André nous a raconté l’histoire d’un “petit” (de taille) voleur qui s’étant réfugié dans la région et qui voyageait…à dos d’autruche. Son excentricité et ses talents de cleptomane lui aurait été fatal.
À partir de cette ville, on longe la rivière Murray, ce qu’on aurait pu faire sur…2 500 km car elle est la plus longue rivière de l’Australie. Celle-ci nous dirige vers la ville d’Adélaide prononcé ”Adlid”. Pour atteindre cette ville, on délaisse les plaines et on retrouve un territoire valonné, sous un couvert forestier et …une descente de 7.5 km avant d’arriver au centre-ville en toute fin d’après-midi.
Ce long trajet a permis à certains de faire le tri dans leurs photos de voyage, à d’autres de faire un peu de lecture mais entre-nous, la plupart se sont laissés à leur activité préférée…faire une petite, voire une longue sieste.
L’hôtel Majestic Roof Garden était prête pour notre arrivée. De vastes chambres nous ont été assignées et la direction de l’hôtel, bien que son restaurant soit habituellement fermé, nous a ouvert ses portes. Quelle belle attention. Le repas fut une fois de plus succulent avec des entrées dignes d’un repas des rois.
Tout au cours de la journée, cette transition progressive entre la nature sauvage et la vie urbaine a fait tout le charme de ce trajet pour nous mener jusqu’au cœur d’Adélaïde… dont ou vous parlera demain.
On vous y retrouvera?
Faites de beaux rêves!
Lucie
Photos Lucie et Josée

























































































































































