Bonjour chers amis,
Ce matin, découverte de la région d’Adélaïde qu’on prononce “Adlid”. Cinquième plus grande ville d’Australie de par sa population (avec agglomération 1 392 000 habitants) après Sydney, Melbourne, Brisbane et Perth; elle fait figure de capitale de l’Australie-Méridionale, de porte d’entrée vers l’Outback, mais surtout de capitale du vin de la région et en bonus, elle est proche de la mer. Malgré tout, elle demeure méconnue des visiteurs étrangers; laissons ces derniers se contenter de Sydney et Melbourne, deux villes modernes. Nous sommes partis en autocar à la découverte de cette ville cosmopolite à l’architecture à la fois, européenne et moderne, rurale et citadine. On voulait voir les parcs, les bâtiments historiques, les grandes rues…
Ce que nous avons observé au premier abord c’est son caractère paisible et ses airs de campagne qui respirent l’art et la douceur de vivre comme en Italie mais à la couleur australienne. Encerclée, pour ne pas dire envahis de parcs, le centre-ville est facilement praticable en transport public : réseau de bus, de trains, de tramways, de piste cyclable. ‘’Exit’’ les cônes orange et les grèves de bus, il y a ici de grands espaces pour les nombreux bâtiments historiques et ses larges rues, ses cafés, ses restaurants. Pas étonnant qu’elle vibre au rythme de la fête et héberge plusieurs festivals de musique et de sports.
Il faut vous dire que notre chauffeur du jour, un deuxième Steeve, est un chauffeur passionné de sa ville qu’il connaît par coeur et qu’il pourrait parcourir les yeux fermés. On vous donne un petit aperçu des endroits où, tout en conduisant, il nous énumérait les bâtiments: Rundle Mall près de notre hôtel, cet énorme centre commercial à ciel ouvert s’est transformé en rue piétonne qu’on dit la plus longue de l’hémisphère sud et commerçante avec certains des biens immobiliers commerciaux les plus chers de l'État.
Ce qu’il faut retenir de la ville c’est qu’elle est divisée en terrasse nord, sud, est et ouest. North Terrace constitue le principal boulevard civique et culturel d'Adélaïde, une rue de 2,5 kilomètres qui longe la limite nord du quartier central des affaires. On y a reluqué de nombreuses institutions, dont la Galerie d'art d'Australie-Méridionale, le Musée d'Australie-Méridionale, la Bibliothèque d'État d'Australie-Méridionale, l’Opéra House, la station de train et l'Université d'Adélaïde, ainsi que le Parlement avec ses colonnes grecques. Réputée pour ses institutions culturelles, ses monuments commémoratifs et son architecture historique, North Terrace est pour Adélaïde, le pôle majeur d'éducation, de gouvernance et de divertissement. Depuis 1874, l’importante université de l’Australie du sud ( ou Australie mérédionale) se situe au coeur de l’action de la ville. La plupart des bâtiments culturels ici sont de pierres.
Son immense Centre des Congrès est remarquable. Des édifices très importants sont ceux reliés au domaine médical comme le nouvel hôpital mais surtout son centre de recherche sur le cancer à l’architecture très moderne et surtout le mieux pourvu en équipements modernes de toute l’Australie. La recherche dans ce domaine prend une importance capitale à Adélaïde. Cette ville c’est celle qu’on surnomme “la ville des églises” et croyez-moi, sa réputation n’est pas surfaite car nous en avons croisé des dizaines.
Des rangées de platanes bordent le boulevard de North Terrace, ils présentent un intérêt charmant au lieu. Ces arbres parent la rue de teintes vertes, brunes, jaunes et dorées tout au long de l’année. On a aimé la touche naturelle qu’ils ajoutent au paysage urbain historique et contribuent à l’atmosphère agréable du quartier, propice à la promenade. Lors de notre passage, la ville tenait un événement sportif relié au golf et pour en faire la promotion, elle avait reproduit deux balles de golf géantes soufflées, qui seront démontées après l’événement, on ne pouvait pas les manquer, bon coup de marketing. Amateurs de golf, vous seriez ici au paradis puisqu’elle compte 5 grands terrains de golf.
On a bien aimé ces maisons aux balcons de style colonial qui se font une petite place aux côtés de tous ces parcs, écrans de verdure appréciés de la population. Parmi tous les “mansion” (grosses maisons luxueuses) que nous avons rencontré, on a vu la superbe résidence du concepteur de la ville William Light. Son plan en grille entouré d’un anneau de parcs demeure un modèle d’urbanisme encore admiré aujourd’hui.
Puis on prend la direction de la Vallée de Barossa. Bien sûr, on connaît les vins Barolo mais ça c’est en Italie. Ce que ces deux régions ont en commun? L’excellence de leurs produits vinicoles spécifiques à leur région respective. Notre charmant chauffeur, bien qu’ayant un horairé serré, nous fait faire un petit détour rapide, pour admirer les plus beaux territoires des plus grands vignobles. Impossible d’arrêter sur ses rues étroites, question sécurité mais soyez certains que nos ramenons dans nos coeurs et notre tête, des souvenirs mémorables de ces lieux uniques. La route pour se rendre au plus grand des vignobles, le Seppelsfield, est bordé…de palmiers. Un paysage féérique, là, en pleine campagne. Vous connaissez la région viticole de Niagara On The Lake en Ontario? Bien à Barossa c’est dix, vingt fois ce terrioite ontarien. Un paysage de vignes à perte de vue, encore et encore. Des sujets de rêves pour les grands peintres. Il faut dire que l’histoire des vins ne date pas d’hier dans cette zone rurale puisque les premières plantations auraient été plantées en 1847 par des français. Merci Steeve pour ce superbe détour rapide, il fut grandement apprécié.
Notre visite aura lieu à un vignoble nommé Yalumba qui signifie “La terre autour de nous”. Un domaine aux bâtiments nobles, dont quartre jardiniers à temps plein bichonnent les plantes, arbres et fleurs, a été construit au fil de six générations depuis 1849. La particularité de ce vignoble? La présence d’un tonnelier. En effet, on fabrique ici nos propres tonneaux, l’un des six vignobles au monde à poursuivre cette tradition. L’accueil est chaleureux. On nous a présenté les lieux anciens, dont le patrimoine bâti est respecté dans ses moindres “coutures”. Notre coup de coeur? La longue présentation sur la fabrication de ces grands barils, par le tonnelier lui-même avec ses 21 ans d’expérience, nous a ravis. Un art qui relève du raffinement et…de la patience. Les équipements sont nombreux, les étapes également puisque seulement dix tonneaux sont fabriqués par semaine. Il nous a expliqué l’importance du bois venu de Hongrie, France ou États-Unis, l’assemblage des planches, l’humidité et la chaleur nécessaire pour courber le bois, l’huile pour celler les planches… Imaginez, 33 morceaux de bois pour faire un seul tonneau et quatre heures de travail pour un coût final de …2500$ le baril. Du plus petit au plus gros, la cave avec ses barils de 100, 225 et 300 litres nous a émerveillés sans oublier le baril de 10 000 litres, de quoi passer une belle soirée.
Passons maintenant aux choses sérieuses soit, la dégustation. Les murs de pierres de la pièce réservés à cette expérience étaient constitués de vieilles pierres qui avaient traversé le temps. D’alléchants plateaux de charcuterie et fromage sont déposés sur les tables puis, débute la dégustation du fruit des durs labeurs de ces vaillants vignerons. Un premier service, un blanc The Vigilius d’un sépage appelé le Vionnier. Le deuxième service fut celui d’un sépage, parfois méconnu des québécois, le Grenache, dont le vin porte le nom de The Tri Century, le troisième, un Shiraz au nom de The Steeple et le dernier mais non le moindre, The Signature qui offrait aux plus connaissants une version “de luxe” à nos papilles. On les a tous aimé avec des préférences personnelles pour chacun. Tracy, une amie des propriétaires nous a accompagné tout au long de cette expérience gustative sans précédent. Une excursion mémorable au coeur de cette région des plus…romantiques! On peut d’ailleurs retrouver un grand vin de cette maison à notre société des alcools.Et nous qui ne connaissions des vins australiens que le Yellow Tail, à notre prochaine visite, on portera un peu plus attention aux excellents vins australiens.
On doit reprendre la route pour retourner au centre-ville d’Adélaide pour poursuivre notre dur labeur de “dégustateurs” .
Mais avant, un dernier coup d’oeil à la ville. On a fait un petit coucou à la Cathédrale anglicane St. Peters de style néo-gothique, ouverte depuis 1904. Sa façade s’inspire de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris et sa rosace sont ornées de vitraux relatant l'histoire de l'Australie-Méridionale, ainsi que des scènes bibliques. Ce petit arrêt japonais “clic clic” nous a tout de même permis d’apprécier cet honorable bâtiment. Puis, André et Steeve souhaitent que nous passions au moins devant le jardin botanique pour voir qu’il occupe un grand territoire sur la ville, un jardin public de 51 hectares qui se trouve sur les terrains du North Terrace et le National Wine Center. Ses arbres sont immenses er on apprend qu’en 1867, le Prince de Galles (futur roi Édouard VII) a planté un cèdre devant le bâtiment de l'exposition…mais l'arbre a depuis été déplacé.
Si on fait une recherche, on découvre que le jardin a été conçu en 1988 et qu’il renferme la flore de la forêt tropicale de plaine et l'impressionnante canopée d'arbres qui composent les différents écosystèmes du pays et une collection de plantes de la forêt tropicale de plaine du nord de l'Australie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d'Indonésie et des îles du Pacifique voisines.
Juste à côté, notre autocar côtoie les limites d’un domaine établie depuis 1883, le Zoo d’Adélaïde, est le deuxième plus ancien du pays, après celui de Melbourne. Encore là, la dimension des arbres est digne des géants. On dit qu’il abrite1 800 animaux appartenant à 300 espèces indigènes et exotiques qui doivent être fort différents de nos zoos avec orignaux, ours polaires et mouffettes. Ils ont eu dit-on, la merveilleuse idée de les regrouper tels qu’ils le sont dans la nature. Je me suis laissé dire que Fu Manchu, un orang-outan, a réussi un jour à ouvrir sa cage en manipulant un fil de fer qu'il cachait dans sa bouche, ce qui a mené à des études sur l'intelligence animale. Ah le petit futé!
Puis nous avons fait un saut de puce à l’institution prestigieuse du National Wine Center, dédiée à la mise en valeur et à la célébration du riche patrimoine viticole du pays. On nous explique que le Centre est un pôle d'excellence pour l'éducation, le tourisme et la découverte du vin. On a apprécié les deux courts video de mise en contexte sur les vins de la région. Aucun détail n’a été laissé pour compte ici, même l’extérieur révèle des éléments architecturaux qui rappellent les matériaux utilisés en vinification, ainsi que le muret de pierres construit par les patients de l’ancien hôpital psychiatrique. Ces mêmes murets se trouvaient autrefois sur le site et entourent toujours la propriété. Il est classé monument historique par le National Trust. Un autre exemple; les courbes et les arches du centre ont été conçues pour évoquer les douelles de tonneaux en bois utilisées pour l'entreposage du vin. Les murs en ‘’pisé’’ du bâtiment ont été réalisés avec du sable des régions de Berri et de l'argile de Gawler, afin de représenter le sol des vignobles. Pour vous donner une idée des lieux, le centre abrite la plus grande cave à vin ouverte de l’hémisphère sud, pouvant contenir jusqu’à …38 000 bouteilles. À votre santé! Ici, ce fut autour d’un succulent pétillant de combler nos papilles encore accompagné de planches de charcuterie, fromage et autres. À chaque dégustation, on est surpris de l’abondance et de la variété de leurs produits régionaux. Ce petit mousseux complétait bien la gamme des produits australiens.
Vite vite, in nous fallait rejoindre l’aéroport pour notre dernier vol intérieur qui nous menait à Sydney.
Décidément, on a aimé la ville avec ses rues bordées d’arbres et ses manoirs et ses édifices historiques. Compte sur nous Adélaïde pour te promouvoir, tu es entrée ‘’dans nos bonnes grâce’’!
Le choix de la plus belle ville sera difficile mais ça se jouera sûrement entre Melbourne, Sydney et …Adélaide.
Il est très tard, on déplie son pyjama et on entre sous la couette, l’esprit flottant à travers les magnifiques vignobles d’Adélaide.
Salutations à vous tous.
Lucie
Photos Lucie et Josée








































































































































































































