Accompagnée par
Lucie Garneau
Villes visitées
Sydney, Alice Spring, Ayers Rock, Melbourne, Vallée de Yarra, Great Ocean Road, Parc national des monts Grampians, Adélaïde, Blue Mountains

Bon matin, nos lecteurs préférés,


Aujourd’hui, nous étions à 70 km au nord-est de Cairns dans une petite ville appelée Port Douglas qui compte environ 5 000 habitants mais qui peut doubler pendant la haute saison touristique. La ville a eu droit à différents noms comme White Island Point, Island Point, Port Owen et Salisbury. Autrefois un village minier, son histoire serait liée à celle du Premier ministre du Queensland, John Douglas, qui a donné son nom à la ville, ainsi qu'à l'exploitation forestière dans les environs de la rivière Daintree. Mais l’industrie minière contribua aussi à son essor.


De sa création en 1877 après la découverte d'or à "Hodgkinson River" par James Venture Mulligan, la ville se développa rapidement mais c’est d’abord quand la voie de chemin de fer entre Cairns et Kuranda (que l’on connaît maintenant) fut achevée en 1891 qui l’avait fait connaître. Par malheur en 1911, un cyclone démolit toute cette petite ville de pêcheurs sauf deux maisons et la population chuta à environ …100 personnes. Mais depuis les années 70, le tourisme prend la relève.


Ce village côtier australien est connu pour son histoire colorée, pour sa réputation de seul endroit au monde qui sert de porte d'entrée à deux sites du patrimoine mondial de l'UNESCO (la Grande Barrière de Corail et la forêt tropicale de Daintree), et …son charme décontracté malgré son attrait touristique disons…haut de gamme.


Riche de ses plages dorées et de ses complexes hôteliers parmi les plus luxueux de la région, aujourd’hui cet ancien petit village de pêcheurs conjugue raffinement et légèreté, l'endroit parfait pour s'évader et se détendre.


Sorti au port vers 8:00, notre charmante guide Isabelle que nous avions eu le plaisir d’avoir comme guide pour notre sortie du téléphérique et train, nous accueille à nouveau avec Glynn, un nouveau chauffeur. Nous sommes partis à la découverte de la ville. Elle mentionne que cette localité s’est aussi appelé Long Island car c’est en fait une péninsule. Nous avons longé la “plage des 4 miles” où l’on installe des filets avec mailles très fines pour empêcher les méduses de “ tenir compagnie” aux baigneurs et ce sur 50 mètres de long. À droite, place à l’estuaire. Puis, on traverse une allée de magnifiques d’arbres appelés “melaleuca”, cet arbre qui à l’exemple de notre bouleau blanc, a une écorce de papier fin mais celle-ci est toujours humide. Plus loin, c’est une allée de palmiers plantés par un riche industriel qui fait la richesse de la petite ville. Le Resort Sheraton Mirage possède un magnifique golf, le plus grand de l’endroit.


Ce matin nous avions une activité surprise avec un guide indigène, Skeep, dans le parc de national de Mossman Gorge et son centre culturel. Ce dernier exerce ce métier de guide depuis 29 ans. De “junior”, il est considéré maintenant comme un ancêtre et assure la relève auprès des jeunes indigènes qui souhaitent poursuivre la tradition des ancêtres en assurant la transmission de cette culture aux visiteurs. On apprend que les indigènes ont pour tradition de ne jamais changer les éléments de la nature car qui ne la respecte pas, se verra punie, une philosophie similaire à la loi du karma chez les bouddistes.


Une navette nous a conduit au départ d’un sentier tracé par son peuple. C’est dans forêt nationale de Daintrie, vieille de 150 millions d’années, que notre guide indigène nous a présenté à ses ancêtres par le biais d’une cérémomie où on circule près d’un feu justement pour nous enfumer, faut dire que c’était également bénéfique pour éloigner les mouches hihi!


À peine le sentier amorcé, nous nous efforçons de ne pas déroger d’une semelle après que le guide nous eu présenté les méfaits de certaines plantes côtoyant le sentier qui peuvent s’avérer mortelles d’un simple toucher, dont une qui se targue d’être la plus dangereuse au monde. Comme dirait ma mère, “on marche les fesses serrées”. Skeep, dont le nom signifie “ protecteur des chutes” a identifé pour nous diverses essences forestières ainsi que leur utilité car la forêt leur sert de garde-manger, de pharmacopée et de matérieux de défenses avec tous les outils qu’on peut fabriquer pour différents usages. Le son de la pierre sur les arbres nous a surpris par sa force pour aviser les autres de notre présence, pas mal plus efficace que les sons feutrés de nos cellulaires. On dit que ce même bruit se répand dans les racines. Le spécimen rencontré, un cèdre rouge géant, aurait entre 250 et 300 ans. Notre guide mentionne que c’est à l’intérieur de ceux-ci que les femmes accouchent de leur enfant pour la symbolique que l’humain sort de la terre et y retourne pour mourir. À ses pieds, ses racines peuvent servir à faire tantôt une arme, tantôt utilisées comme rame et comme boomerang. Comme les termites et les fourmis mangent ce bois dur, ils ne peuvent pas servir pour la fabrication d’instrument à vent. Arrêtés au pied d’une petite rivière à l‘aide de différentes formations de roches, le guide nous montre les couleurs obtenues pour leur peinture. Certaines fougères elles une fois compressées, peuvent servir de pommade pour calmer des douleurs musculaires alors que d’autres forment une sorte de savon, un espèce de shampoing « Herbal Essence » si vous préférez.


De retour avec la navette, notre guide nous sert du thé avec une espèce de scone ma foi, délicieux. Puis nous amorçons un autre sentier cette fois-ci avec Isabelle. Le sentier muni de passerelles surélevées nous a permis d’explorer les différentes strates de la forêt et nous a mené vers un pont suspendu où de petites chutes et rapides font la joie des baigneurs qui en profitent pour se rafraîchir dans la rivière Mossman. À travers les baigneurs, circulait une « pintade brosse », nom donné en référence à la forme de sa queue.


De retour au centre d’interprétation, le plus gros speciment araignée nous attendait dans sa toile. Un monstre! Une merveille spectaculaire de la nature. Bien sûr que nous n’avons pu résister à faire des emplettes à la boutique qui offrait de très beaux produits au design aborigène. Notre dernière journée de magasinage en Australie. Il ne faudrait surtout pas revenir au Canada avec des dollars australiens!


Isabelle nous a fait découvrir le Flagstaff Hill, comme son nom l’indique, situé sur le dessus de la montagne, permet d’avoir une vue imprenable sur la ville, sur son port, sur la mer de Corail, ses plages et, les Low Isles et Snapper Island. Un bon endroit pour prendre notre meilleur cliché. Merci Isabelle pour ce dernier coup d’oeil australien! Mais quelle chaleur intense. Isabelle mentionne que même si la chaleur peut mettre en forme, elle ne nous fait pas perdre du poids pour autant. On s’en souviendra!


Le tour finit bien car la rue Macrossan propose plusieurs restaurants et cafés mais pour nous, elle est un vrai petit trésor pour…les magasineuses. Nous n’aurions jamais pensé qu’une si petite ville contienne autant de belles boutiques de vêtements et en bambou en plus. Nos derniers dollars ont vite passé à la caisse et on revient avec des souvenirs originaux.


Le port n’est qu’à dix minutes de marche de la rue Macrossan. Sur notre retour, nous croisons une pittoresque chapelle du nom approprié de St Marys by the Sea, érigée en 1811 mais détruite par un cyclone en 1841, déplacée et reconstruite à l’endroit actuel en 1988. Des baptêmes et des mariages y sont célébrés pour sa grande fenêtre offrant une vue sur la mer de corail. J’ignore si la mariée doit porter un …maillot blanc hihi! Petite chapelle mais tout de même classée patrimoine Queensland.


Quel autre belle journée. Nous sommes désolés de vous décevoir mais nous n’avons pas encore réussi à obtenir une journée de pluie sauf quelques gouttes pour nous rafraîchir à Adélaïde.


À demain, mais ne nous attendez pas à la première heure car on reste à bord pour une belle journée en mer bien méritée avec toutes ces excursions.


Salutations à tous!


Lucie

Photos Lucie et Josée